L’Occitanie en force au salon de la défense et de la sécurité

11 Juin. 2018 / Tags : Paris, EUROSATORY 2018, PRIMUS,

Le salon attend 1800 exposants cette année ./ Photo AFP, archives

Premier salon mondial de l’armement et de la sécurité, Eurosatory ouvre aujourd’hui. L’Occitanie, deuxième région de France de ce secteur, y sera représentée par la quarantaine d’entreprises du cluster «Primus».

En France elle représente désormais «7,3 milliards d’euros de chiffres d’affaires pour les 245 entreprises du Gicat (Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres) dont 55 % réalisés à l’export en 2016», résume Jean-Marc Duquesne, délégué général du Gicat, alors qu’ouvre Eurosatory, à Paris.

Le salon attend 1 800 exposants dont un tiers de Français et une soixantaine de pays représentés, soit une augmentation de 15 % du nombre de participants par rapport à 2016 : dans un contexte international tendu, Eurosatory confirme en 2018 son rang de premier Salon mondial avec des acteurs majeurs, (États-Unis, l’Allemagne et Israël) mais aussi de nouveaux ambitieux (Turquie, Corée du Sud ou Australie).

Et un rendez-vous très important pour l’Occitanie, aussi, où la défense pèse «plus de 25 000 emplois et représente, au-delà de grands donneurs d’ordre, nombre de PME innovatrices», rappelle Gilles Laborde, patron de Cegelec Défense et président du cluster Primus, créé en 2013, soit «une quarantaine d’entreprises pesant 6 000 salariés pour 800 M€ de CA dont 200 M€ pour la seule partie défense-sécurité», précise-t-il.

20 à 30 % de croissance

Certes, «on est un Petit-Poucet», reconnaît-il. Mais pas sans atouts. Au-delà des «classiques» Paul Boyé Technologies pour les tenues de combat et de protection, par exemple, c’est bien sûr tout l’écosystème de PME grandies autour de l’aéronautique et des satellites de Thalès Aliena Space et d’Airbus Defence Space qui tire son épingle du jeu. «Systèmes embarqués, outils de simulation, techniques d’image, réalité augmentée : pour le terrestre comme pour l’aéroterrestre, c’est incontournable aujourd’hui», rappelle Gilles Laborde. Eurosatory ? C’est alors un accélérateur pour un cluster dynamique dont la force est d’avancer groupé, car un tel rendez-vous peut apporter «entre 20 et 30 % de croissance».


Merci Trump ?

Personne ne le dira à haute voix. Mais l’unilatéralisme de Donald Trump dans les relations internationales est une chance pour l’industrie française. «C’est une opportunité pour nos entreprises qui offrent une alternative à ceux ne souhaitant pas être dépendants des seuls américains», précise un professionnel.

 

La Dépêche – Pierre Challier – 11 Juin 2018